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L’Art égyptien à l’Ancien Empire Photos
Michel Ducroz 1ère
conférence. Jeudi 26 avril 2007. Le
Roi et sa famille dans l’Ancien Empire. Chronologie de –3800 à
–30 av JC
Tableau sur la chronologie au bas d’un escalier.
Nagada I de 3800 à 3500 Nagada II de 3500 à 3300 Nagada III de 3300 à 3100. Du delta du Nil jusqu’au Soudan. Dynastie zéro et premiers rois. (240 stèles). Egypte au IIIè millénaire. 1. Epoque Thinite 3100-2700 capitale Thinis (Abydos) roi Den (haute + basse Egypte)
2è dynastie 2900. Désignation d’épouses et d’enfants au pouvoir. Les dynasties étaient déjà dans les textes antiques, ainsi que les listes royales pharaoniques. 2. Ancien empire. 2700_2200
3è dynastie : Djéser à Saqqarah. Pyramide à degré due à Imhotep. 4è dynastie : Snéfrou puis son fils Kheops. Envoi de « colons » de sa majesté dans le delta. Didoufri, Kéfren, Mykérinos. Constructions des grandes pyramides de Gizeh. Dans une dynastie il y a des gens qui ne sont pas de la même famille. 5è dynastie : 2500-2400 Sahouré , Niouséré. Ce sont les premiers fils du soleil sur terre. 6è dynastie : 2400 Ounas, Téti Ier, Pépi Ier ; règnes très longs. Les grands ministères ne sont plus occupés par des fils royaux. 2300 Pépi II
On passe ensuite à la 1ère période intermédiaire (2200-2100) qui est une période de troubles et de guerres civiles. Memphis est capitale à la 3è dynastie. La ville est inconnue (située rive E du Nil), mais on connaît les cimetières de cette ville, à l’ouest. Stèle du roi Qahedjet(2700-2620) 50x40 cm dite « Baiser du Dieu »
achetée à un antiquaire du Caire en 1967. La plus ancienne représentation du roi. A gauche le souverain Horus Qahedjet, ceint de sa couronne blanche, une canne dans la main gauche, une massue dans la main gauche, et une queue de taureau, cérémonielle; à droite la divinité à tête de faucon( Horus). Le roi est légitimé par le couronnement. La fonction est vénérée, pas le personnage. « Enlacement » du souverain par le Dieu. Celui-ci est un dieu hybride. Cette plaque proviendrait d’un décorde temple. Ce souverain serait le roi Houni, dernier roi de la 3è dynastie, père de Snéfrou.
Le
roi Didoufri et sa famille.
A gauche, tête du roi Didoufri (fils de Khéops), enterré à Abou Raouach, en face d’Heliopolis. Coiffure Nemès, lisse, avec ureus(serpent cobra). A droite torse d’une reine. Signification de ces groupes familiaux ?
Prince Setka, fils de Didoufri, en granite rose., dans l’attitude de l’écriture( dite du scribe). Ce sont des gens de pouvoir qui adoptent cette attitude. Socle de calcaire avec hiéroglyphes de pâte noire. « administrateur du palais, fils du roi, issu de son corps, préposé au secret de la maison du matin ». Ces indications précisent bien la filiation directe avec le roi et la fonction importante (préposé à la toilette du roi dans la salle de bains). Vase
royal en « albâtre égyptien » (calcite).
Vase de 30 cm, avec Faucon aux ailes déployées, au nom du roi Ounas 2380-2350, 5è dynastie. Autres fils royaux de Snéfrou à Meydoun. Stèle de Nefermaat.
On peut lire( !!), sur cette stèle, « fils du roi issu de son ventre ». Il avait le titre de vizir. Ce titre de vizir est attribué à un membre de la famille royale jusqu’à la 4è dynastie. Prince
Raotep, autre fils de Snéfrou.
Provient d’un mastaba découpé par Petri. Les pieds sont au Caire, le haut avec inscriptions est au British Museum. Le pagne a un nœud spécial « nœud Raotep ». Pas d’attributs pour les enfants royaux. Le titre « fils du roi » est donc au BM. Princesse
Nefertiabet devant son repas.
Sœur du roi Kheops, enterrée dans le cimetière de Kheops. Belles hiéroglyphes de la 4è dynastie, époque des grandes pyramides. Bédouins
mourrant de faim dans le désert.
2è
conférence : Jeudi 3 mai 2007. La
tombe et son décor. Trois catégories de tombes :
Voici des reconstitutions de la structure et de l’implantation du mastaba d’Akhetetep (5è dynastie, 2400) découvert à Saqqarah en 1903, par Benedite. Documents tirés du site: http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/saqqara/fr/home.htm et des polycopiés de Mme Faivre-Martin
Le puits avait été creusé par Benedite jusqu’à une dizaine de mètres ; ayant trouvé une tombe (en fait d’âge différent), il arrêta le creusement. Celui-ci reprit en 1999, jusqu’au caveau. Ce puits était comblé après le dépôt du corps dans le caveau. (pour éviter les pillages). En fait les pilleurs ont creusé des galeries obliques pour parvenir à leurs fins ! Sur cette vue on voit le mastaba d’Akhetetep et 2 autres mastabas, d’âges différents, dont un, est perpendiculaire aux 2 autres.
En fait le mastaba est un « tas de cailloux » pour 80% et la chapelle ne représente que 20% de la structure. La chapelle est achetée en 1903 par Benedite et remontée au Louvre. Le roi n’est pas nommé dans cette chapelle. Voir le musée Lauer à Saqqarah. L’entrée est face à l’Est par obligation religieuse mais cela n’est pas respecté dans la réalité. L’entrée est fermée par une porte de bois bloquée par un loquet avec une corde de chanvre avec sceau. Le rouleau au-dessus de l’entrée représente le store de roseau de toute maison de l’époque.
Sur le linteau figurent 3 lignes de hiéroglyphes, correspondant une inscription identifiante avec les titres du défunt. Principe
du décor sous Snéfrou :
Nous sommes dans la chapelle, face au couloir, en regardant vers l’extérieur.
Montant
de droite du couloir, le défunt entre dans la tombe. La décoration représente les statues et les titres ainsi que les offrandes.
Montant de gauche, du couloir. Le défunt est assis et regarde vers l’extérieur. (non visible ici). Des scènes représentent les comptes en haut, les colliers au milieu et les étoffes en bas.
Les artistes ne sont pas libres de leurs représentations car toutes les tombes étaient décorées de la même façon. Décors
du mur Est.
Sur la partie sud du mur est (à gauche en entrant), tout le décor représente des scènes de la vie quotidienne célébrant l’ordre cosmique parfait, le Maat : agriculture et récoltes, élevage.
Par contre sur la partie Nord du mur est (à droite en entrant), ce sont des scènes présentant une perturbation de l’ordre : chasse, pêche, animaux non domestiqués.
Cette interprétation est basée sur des études philologiques de nombreux textes, qui montrent que ces scènes vont au-delà du simple côté anecdotique de la vie quotidienne, comme on l’a cru au début. Ce qui est surprenant c’est le détail réaliste de ces scènes, (fabrication de la « poutargue » avec les œufs de poissons séchés), qui côtoie l’interprétation cosmique du monde. Ce panneau pourrait se résumer ainsi « du cosmos à la poutargue » ! Le désordre c’est tout ce qui « n’obéit »pas, et qui, par-là perturbe l’ordre divin. La multitude des poissons représentant l’anarchie. L’ordre, c’est aussi l’ordre social avec des scènes d’ouvriers bastonnés après avoir failli dans leur travail… On retrouve ces représentations dans la plupart des mastabas de l’Ancien Empire. Au bas du mur est, la scène de navigation à la voile, montre le maître qui remonte le Nil du N vers le S.
La scène de navigation à la rame montre le maître qui descend le Nil du S vers le N.
Sur le mur Nord une scène montre des bouchers qui découpent les pattes avant de bœuf, en guise d’offrande.
On ne trouve jamais de tombes d’enfants mais des tombes d’ados, déjà intégrés dans la société. On trouve des tombes de nains montrant leur importance à la cour ( ?). Le menu de Tepemânkh
Cette stèle datant de la 5è dynastie, représente le défunt, assis devant une table d’offrande et 91 cases « réglementaires », (Il manque 15 cases), qui est une liste standard d’aliments, d’où le nom de « menu » donné à cette stèle. Cela ne représente pas la réalité de l’alimentation quotidienne des égyptiens, mais une liste des mets renommés comme les abats (rognons, foie rate). Le pain et la bière doivent correspondre au quotidien.
Le gavage des oies.
Les Egyptiens ont essayé de gaver toutes sortes d’animaux, même des Hyènes ! Le gavage des oies est parvenu jusqu’à nous…
3è
conférence. Jeudi 10 mai 2007. Les
stèles Relief de Nefer
Appartient à une chapelle décorée de la 4è dynastie( 2550), fin Kheops début Khephren. On sait qu’il s’agit du décor du couloir d’entrée, à gauche en entrant, en regardant la pente à gauche de la vue. La thématique est la même que sur la stèle de Nefertiabet : mort assis devant la table d’offrande. Les tranches de pains ne sont pas très hautes ce qui indique la 4è dynastie. Devant le mort, 4 prêtres funéraires, l’un offre l’encens, un autre du tissu, le 3è plus haut tend un petit vase (qui est aussi un signe hiéroglyphique) et le dernier offre un cuisseau et des libations. Stèle du roi serpent et stèles de particuliers enterrés autour du roi.
Il s’agit des plus anciennes stèles connues. 1ère dynastie (3000). Trouvées à Abydos. Elles son cintrées, en calcaire et les bas relief est en position haute. De chaque côté de cette stèle , on a trouvé 176 stèles de particuliers.
On a même trouvé des stèles pour chien, enterrés avec le maître.
Stèle rectangulaire
trouvée dans une tombe Thinite (2700)
Il s’agit de 2 dames (Nytonia et Nitneb) devant leurs tables d’offrande. L’une est plus grande que l’autre : sœur aînée ? Mère ? Elles sont mortes en même temps. Cette stèle provient de la collection St Ferréol de Marseille. Elles sont assises sur des tabourets aux pieds en forme de patte de taureau.
Elles tendent la main vers la table d’offrandes. La nourriture représentée est de prix ; il y figure aussi du vin (luxe) avec des onguents( ?) A cette époque c’est le seul décor que l’on met dans la tombe. Princesse Nefertiabet
devant son repas.
Déjà vue lors de la 1ère conférence sur le roi et sa famille. C’est une stèle rectangulaire représentant vraisemblablement la fille du roi Kheops.
Elle a été trouvée dans le cimetière est de Giza et achetée en 1930. Elle date de la première moitié de la 4è dynastie. C’est ce que les égyptologues appellent une « stèle pancarte ». Il y en a 3 dans le monde avec les couleurs d’origine, dont une à Berkeley (USA) dont les couleurs sont encore mieux conservées que celle du Louvre, car elle n’est pas exposée et reste dans un tiroir ! La rareté de ces stèles colorées s’explique par le fait qu’elles ont été protégées par un double mur lors de l’agrandissement ultérieur de la tombe. Elle est en calcaire de Toura et recouverte d’une couche de plâtre. Elle a une longueur d’une coudée (environ 50 cm) comme toutes les stèles de cette époque. Elle porte une robe en peau de félin indiquant l’appartenance à la famille royale. Devant elle un vase Kébé et la main avec chiffon indiquant la lustration, donc purification. Les tranches de pain s’arrêtent au niveau du coude. A la 5è dynastie elles seront plus hautes. Ce pain est très réaliste (croûte et mie). A la 6è dynastie les tranches de pain très hautes représentent plutôt des branches de roseau ! A droite sur prés d’un tiers de la stèle sont représentées l’offrande des étoffes, avec des indications quantitatives précises ( signe 1000 pièces d’étoffe). Est-ce lié à l’utilisation des étoffes lors de la momification ? Une momie pouvait demander plus de 400 m2 de tissu de lin (soit environ 70 draps de deux personnes) ! L’étude des étoffes antiques se fait à l’institut de Bâle.
Ensemble fausse porte de
Méry, scribe en chef des archives royales.
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| Les attributs tenus à la main. | |
| Les attributs portés comme les perruques, les vêtements. | |
| Les attributs juxtaposés (mis à côté de la statues, comme l’épouse ou les enfants). |
Ces attributs peuvent être animés (personnes), ou non animés (objets).
La statue est un véritable hiéroglyphe en 3
dimensions.
Exemples d’attributs tenus, la canne et le sceptre indiquant toujours un notable. Le bras gauche est replié, le bras droit le long du corps. Ces positions sont souvent liées aux contingences d’un seul bloc de pierre à tailler par le sculpteur.

Les attributs portés
sont la coiffure et les vêtements ; ceux-ci n’ont rien à voir avec la
coiffure réelle et les vêtements quotidiens. Ce sont des attributs
exceptionnels, de jour de fête (on dirait que le défunt, ou tout au moins son
« moi » est sur son 31 ! Le maquillage est ostentatoire (far
vert de malachite et onguents très chers). La perruque bouclée indique plutôt
la 3è dynastie. Pour la femme présence de bijoux, bracelets aux bras et aux
chevilles.

La femme est représentée
les pieds joints, alors que les hommes avancent la jambe gauche ;
ceci est un code montrant le rôle administratif de l’homme de son vivant.

Elle date de la 3è
dynastie. Son nom et son titre sont gravés sur son costume et non sur un socle.
Nefrou normalisera tout à la 4è dynastie.

Trouvée à Saqqara, 4è
dynastie. Elle mesure environ 1 m. A droite l’amiral Tchenty ( taille de 1
coudée). La main droite de Pehernefer est repliée sur un « boudin »
de pierre, dont la signification est encore obscure. Mouchoir replié ?

Elle date de la 5è
dynastie. Elle est en calcaire peint. Dans les attributs portés, remarquer le
double collier. Cette statue présente un dossier.

A gauche, en granite
peint ; à droite en diorite. Elles dateraient de la 6è dynastie.

Appelé par un prof de
l’Ecole du Louvre, jésuite, facétieux, l’ « homme à la
brouette » ! Pourquoi les 2 bras sont le long du corps, avec les 2
poings fermés ? Problème de la taille du bloc de calcaire ?

Daté de la 6è
dynastie.

Statues déjà vues lors de la 1ère conférence sur la famille royale. Ces statues représentent le scribe, grand lettré du royaume généralement de la famille royale, à la 4è dynastie.
A gauche, tête du roi Didoufri (fils de Khéops), enterré à Abou Raouach, en face d’Heliopolis. Coiffure Nemès, lisse, avec ureus(serpent cobra).
La statue de Setka est complète avec son socle en bois et sa base en calcaire. Prince Setka, fils de Didoufri, en granite rose., dans l’attitude de l’écriture( dite du scribe). Ce sont des gens de pouvoir qui adoptent cette attitude. Socle de calcaire avec hiéroglyphes de pâte noire. « administrateur du palais, fils du roi, issu de son corps, préposé au secret de la maison du matin ». Ces indications précisent bien la filiation directe avec le roi et la fonction importante (préposé à la toilette du roi dans la salle de bains).


Célèbre statue d’un fils royal de la 4è dynastie. (2600). Ce n’est pas un scribe « lambda » comme on l’a souvent écrit. La statue en calcaire peint est remarquable par l’expression du visage et surtout du regard. Les yeux sont en magnésite (blanc ) avec des traces rouges d’hématite simulant les vaisseaux sanguins de l’œil ! La pupille est en cristal de roche très pur, serti avec des lames de cuivre. L’oxydation de ce dernier donne la teinte verte du far des yeux ! L’accélérateur de particules AGLAE a permis d’étudier l’ "anatomie " de ces yeux artificiels, et a montré la grande connaissance qu’avaient les Egyptiens, de l’anatomie réelle de l’œil.

Le fils est vraiment une représentation de l’héritier
et ne veut pas dire qu’il est enterré avec ses parents. Le couple avec
l’enfant représente le statut social du défunt. La femme tient son époux
par l’épaule avec son bras droit, très allongé (Mme Faivre
parle d’un bras « télescopique »)

La femme avance légèrement la jambe gauche : Statut administratif ?

Ankhoudjes et sa femme Tepemnéfret.
(2500 –2350)

moins bronzée que l’homme. Position des bras de l’homme poings serrés sur des « boudins » ( ?) déjà vu précédemment. Bras gauche de la femme replié à angle droit sur le bras de l’époux. 4è à 5è dynastie. Toujours le même problème de datation, car ces statues n’ont pas été retrouvées dans leurs Serdab (donc leurs mastabas) d’origine.

Seul couple en bois, connu. Œuvre anonyme (comme beaucoup), car pas de socle avec des inscriptions hiéroglyphiques. Le bois était considéré comme un matériau noble. Datée de la 6è dynastie ( ?). Ici la femme est à la droite de son époux ; sur d’autres statues de couples c’est l’inverse. Mme Faivre a passé 2 ans à répertorier la position de la femme dans les statues de couples, sous la direction de Mme Desroches Noblecourt, sans conclusion valable…

5è
conférence . Jeudi 31 mai 2007
le
mobilier funéraire.
Le mobilier funéraire, c’est ce qui est présent dans la chapelle, dans le serdab (excepté les statues), et dans le caveau.
Mme Faivre nous montre un premier exemple, avec des « mini » assiettes, trouvées par milliers à Dachour, qui servaient de vaisselle en réduction ( « dînette »), pour les offrandes lors du culte funéraire. On en trouve aussi dans les dépôts de fondation. Y-a-t-il un lien entre ces petites assiettes et les 91 cases du menu des morts ? Une étude non encore publiée, est en cours.

A la fin de la 5è et le début de la 6è dynastie, on trouve dans les caveaux des éléments du menu, sans table d’offrande.

Cette grande table d’offrande en granite, a été trouvée dans la chapelle du mastaba d’Akhethetep (voir 2è conférence). Au centre la représentation du hiéroglyphe Htp (étep)= offrande, représentant le pain sur une natte. (inversé en regardant la vitrine).

On entre dans la chapelle, on fait sauter le sceau, on fait l’appel à l’offrande en s’adressant au bâ du mort, qui « remonte du caveau, vers la chapelle. Généralement la table d’offrande est située devant la fausse porte. Ici cette table est très grande pour le volume de la chapelle. ( cadeau royal ?).
Les emplacements des objets contenant les offrandes sont sculptés dans la masse de granite. En arrière plan on a disposé ces objets qui étaient normalement posés sur la table d’offrande pendant le culte. Aux 2 extrémités, à gauche et à droite, les porte coupelles et leurs coupelles en céramique rouge. C’est la transposition en céramique d’une vaisselle de métal. La surface très lissée de la céramique est caractéristique de l’Ancien Empire. On retrouve dans les caveaux la même vaisselle mais en métal. A gauche, après la coupelle, un plateau en albâtre (calcite en fait). Au centre un bassin d’offrande rectangulaire. A sa droite une coupelle et à côté une aiguière à bec qui devait contenir de l’eau et du natron (sel). On versait de l’eau sur la table d’offrande afin que tous les objets deviennent magiques.

Ce sont des « maquettes »,
de très petite taille, de
serviteurs en train d’œuvrer au pied des statues du maître. Elles sont en
calcaire peint et situées dans le serdab. Vers la fin de la 5è dynastie, on
trouve des maquettes de bateaux en bois à l’extérieur de la tombe. A la 6è
dynastie on trouve les premiers modèles dans le caveau. Ceci indiquerait que
les pillages de tombes étaient très fréquents dès l’Ancien Empire et que
progressivement, on met ces modèles à l’abri des pilleurs dans le caveau.
Ce sont ici des femmes qui préparent le pain (a gauche), l’une est plus penchée que l’autre ( elle pétrirait la pâte), alors que l’autre moudrait le grain. A droite un homme en train de brasser la bière. On a trouvé des modèles liés à d’autres activités, comme des bouchers, des musiciens et des nourrices. Au moyen Empire tous ces objets seront retrouvés dans le caveau. (lutte contre le pillage).

On a retrouvé des fragments de
papyrus datant de la 5è dynastie (règne de Djedkarê-Isési), à Abousir. Ce
sont les seuls papyrus connus de l’Ancien Empire. Tout le rituel y est écrit.
Sur ce morceau présenté depuis 1997, on peut lire ( !) l’inventaire détaillé
du matériel liturgique. Les pièces de vaisselle cassées puis réparées, sont
notées d’un an sur l’autre ! La paperasserie administrative ne date
pas d’hier …

On les a trouvés dans le caveau. La momie était installée dans un cercueil rectangulaire, la tête au Nord et les pieds au Sud. Le corps était couché sur le côté gauche, la tête sur un repose tête. Cette position n’étant pas très stable, le corps était calé avec un peu n’importe quoi. On en a retrouvé qui avaient basculé de leur position initiale. Ces repose tête sont soit en albâtre, soit en calcaire ou en bois. Le support est très haut avec des cannelures, ce qui fait penser à la transposition des piliers de la tombe royale. La forme ressemble au hiéroglyphe djou, signifiant montagne. Ils étaient démontables (voir celui de droite dans la vitrine). De leur vivant les repose tête étaient en bois. Au moyen Empire ceux retrouvés dans les tombes sont tous en bois.

Ces bijoux étaient soit dans une boîte, soit sur la momie. Le grand collier à 5 rangs présente des morceaux de coquille d’œuf d’Autruche. Les bracelets étaient portés aux chevilles et au bras chez les femmes, uniquement aux bras chez les hommes. On ne trouve pas d’amulettes à l’Ancien Empire.

Le jeu de serpent du roi Peribsen (2è dynastie -2750), retrouvé dans un caveau. On n’en connaît pas les règles (absence de papyrus). La tête du serpent est au centre du plateau (en faïence siliceuse) ; le corps s’enroulant en spirale est fractionné de nombreuses cases. Les 6 billes devaient être disposées dans ces cases. A quoi servaient les 3 lions ? Ce jeu devait se jouer avec des dès pour déplacer les billes ( ?).

Parmi les nombreux dès trouvés, un bon nombre étaient « pipés » !
Vaisselle
trouvée dans des dépôts de fondations.

Avant la construction de temples funéraires, une niche était
souvent ménagée dans les murs de fondation pour y déposer des objets rituels.
On y retrouve les « dînettes », vues au début, mais là elles ne
sont pas dans la tombe directement.

Ce sarcophage a été trouvé à Abou Raouach. Il serait le sarcophage d’un fils de Kheops. Il est en calcaire et pèse 9 tonnes. Son couvercle n’est pas terminé. Ses parois sont sculptées avec le décor dit de « façade de palais ».
On n’a aucune idée de ce qu’est une momie à cette époque. On n’a que des morceaux de momie. L’éviscération devait déjà exister puisqu’on retrouve des vases canopes à viscères. On n’enlève pas le cerveau à cette époque. Le corps devait être enduit d’un tissu plâtré.
Les sarcophages de l’Ancien Empire sont soit en calcaire comme celui-ci, soit en pierre dure (granite ou diorite), soit en bois. Toutes les combinaisons sont possibles avec ces matériaux. A Turin il y a une belle collection de cercueils en bois.

A gauche un repose tête en ivoire. A droite une petite boîte en forme de « plumier », en ivoire aussi. Ces objets ont été achetés par Champollion en 1829.

A gauche de la vaisselle en albâtre et à droite des vases à onguents trouvés dans des caveaux de particuliers. ( cadeaux du Roi ?) Celui de droite, avec un faucon ailé, a été étudié lors de la 1ère conférence. (Roi Ounas)
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